Texte d’Eliot

Le baudet était seul. Il appela son frère l’âne et lui dit : «Mon âne, mon âne, monte, je te prie, monte tout en haut du silo pour voir si nos soeurs les ânesses ne viennent point. Elles m’ont promis qu’elles viendraient avec moi aujourd’hui pour regarder les âneries de vingt heures. Si tu les vois, fais leur signe de se hâter. »

L’âne monta tout en haut du silo. Son frère le baudet lui criait de temps en temps : « Ane, mon frère Ane, ne vois-tu rien venir ? » Et l’âne lui répondait : «Je ne vois que le soleil qui poudroit et l’herbe qui verdoit.

- Es-tu sûr ? Es-tu sûr ? répliqua le baudet. Déplace-toi ! Tu gênes la réception de la parabole ! »

Tout à coup un énorme Boum ! Puis plus rien. Plus de silo, plus de parabole, plus d’âne. Le satellite venait de s’écraser.

Cet article a été publié dans Non classé. Bookmarker le permalien. Les commentaires et les trackbacks sont fermés.