Litteratroijka

LITTERATROIJKA

Missionné par la Région Nord-Pas de Calais, sur proposition de l’association Lettres Européennes, j’étais à Düsseldorf le 6 décembre 2011 pour LITTERATROIJKA, première soirée littéraire du Triangle régional de Weimar et le lendemain, j’ai rencontré un groupe d’élèves au Lycée d’Essen-Überruhr.

Avec les deux autres auteurs, Szczepan Twardoch (Haute-Silésie) et Norbert Horst (Rhénanie du Nord-Westphalie), nous avons été accueillis dans les meilleures conditions par la Chancellerie du Land de Rhénanie du Nord-Westphalie qui organisait ces rencontres

avec le Bureau de Littérature de Rhénanie du Nord-Westphalie.

Pendant le voyage et le séjour, j’ai bénéficié de l’accompagnement attentif de Sylvain Witkowski, chargé de mission « coopérations européennes » au Conseil régional Nord-Pas de Calais.

 

Devant un public nombreux et intéressé, la rencontre a débuté par l’accueil chaleureux d’Angelica Schwall-Dürren, Ministre des Affaires Européennes du Land. Ont suivi les discours d’Hugues Nordi, Consul de France et de Jolanta Kozlowska, représentant la Pologne. Des interprètes assuraient la traduction simultanée dans les trois langues au choix des auditeurs.

La part littéraire de la soirée s’est déroulée sous la forme d’une table ronde animée par Michael Serrer, chaque auteur se voyant attribuer une demi-heure partagée entre une lecture publique et une discussion à laquelle le public était invité à s’associer.

Pour ma part, j’ai lu des extraits de D’azur et d’acier, ouvrage paru en 2010 aux éditions de La Contre-allée. Cette lecture effectuée en duo avec Pierre Korzilius, Directeur de l’Institut Français à Düsseldorf a obtenu un vif succès et suscité de la part des spectateurs de nombreuses questions et réactions. Elle avait été préparée en amont avec l’aide de deux traductrices littéraires que j’ai eu le plaisir de rencontrer pendant le cocktail qui a suivi la table ronde. Après deux heures de littérature européenne en trois langues pendant lesquelles l’attention ne s’est jamais démentie, le public était heureux de pouvoir bavarder avec les auteurs et les organisateurs. J’ai pu à cette occasion mesurer le potentiel de sympathie et de curiosité existant chez nos amis allemands envers la culture française. Signe qui ne trompe pas, les exemplaires de D’azur et d’acier que j’avais emmenés ont été achetés et j’ai passé un long moment à dédicacer mon ouvrage en échangeant avec les personnes intéressées. De son côté, Sylvain Witkovski avait pu offrir aux personnages officiels les exemplaires achetés par le service du protocole du Conseil régional Nord-Pas de Calais.

La journée scolaire du lendemain au lycée d’Essen s’est déroulée dans la même atmosphère à la fois chaleureuse et studieuse. Après une rencontre de présentation générale associant les trois auteurs face à l’ensemble des lycéens, chacun est parti en compagnie du groupe concerné par la langue choisie. J’étais accompagné par Michel Vincent, Directeur du Centre culturel franco-allemand d’Essen et de Bruno Girardeau de l’Institut français de Düsseldorf. Les élèves avec leur professeur de français, M. Roland, nous ont fait la surprise d’un montage poétique. S’inspirant de D’azur et d’acier, après avoir cherché sur internet des photos anciennes du travail des ouvriers à Fives, ils avaient composé des textes à partir des images. Textes mis en voix et en scène et projection des images sur un accompagnement joué au piano par l’un d’entre eux. Un moment inoubliable. Après quoi, j’ai eu un échange avec eux sur l’ensemble de mon travail d’écrivain. Je leur ai lu d’autres textes et nous avons conclu la rencontre par ma proposition d’un atelier d’écriture en français auquel ils se sont prêtés avec enthousiasme et en manifestant beaucoup de créativité. Leur travail lu au cours de la restitution finale avec les trois auteurs et l’ensemble des élèves a été apprécié par tous.

 

De retour dans le Pas de Calais avec un vrai sentiment de plénitude et de découverte. J’ai noué à Düsseldorf et Essen des relations précieuses. J’ai encore eu des retours positifs par mail à propos de la soirée LITTERATROIJKA, notamment ceux de Florence Zeller de l’Institut Français de Düsseldorf, de Michael Opitz et Ruth Lange du Bureau de la Chancellerie ainsi que de Stéphanie Hauck, correspondante allemande de Lettres européennes. Je suis reconnaissant envers toutes les personnes qui ont permis et organisé ces rencontres littéraires européennes et j’espère qu’elles auront des prolongements et une amplification dans l’avenir.

 

Lucien Suel

La Tiremande, décembre 2012

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