texte de Clara D.

La Bibliothèque de mes rêves

Un soir, alors que j’étais très fatiguée de ma journée, je décidais de m’allonger un peu et de fermer mes paupières. Je m’imaginais plus tard possédant un lieu, un seul à l’idée : ma bibliothèque. Une grande bibliothèque se composant d’un toit ouvrant ; où l’on pouvait contempler aussi bien le soleil que les étoiles. Je voyais dans cette bibliothèque des rangées et des rangées d’étagères qui montaient jusqu’au haut plafond du bâtiment, où était posés des dizaines, des centaines, des milliers, des millions, des milliards de livres de toutes sortes : documentaires, livres historiques, romans, encyclopédies, que l’on pouvait choisir grâce un ordinateur holographique. Les livres se dirigeaient vers les lecteurs par l’intermédiaire d’un système automatisé. Cette bibliothèque était très naturelle : il y avait beaucoup de plantes vertes, les murs étaient tapissés de beige, de marron avec de jolis reflets verts. Dans cette pièce, on se sentait en pleine nature, on pouvait y voir des animaux qui se baladaient. Elle était une délivrance du monde agité qui nous entoure. Cette pièce, ma pièce était le rassemblement de tout ce que j’aimais. Soudain, j’eus un sursaut quand je m’aperçu qu’il me manquait un livre, un livre si précieux, celui de mes ancêtres écrit et illustré à l’encre de chine, il retraçait la légende de ce lieu que mon grand-père et son père avaient construit. Ce sursaut me réveilla et me fit réaliser que tout cela n’était qu’un rêve, un simple rêve. Deviendrait-il réalité ? Peut-être, car au moment ou j’ouvris les yeux, je vis un livre sur mon chevet semblable à celui que je venais d’imaginer. Je ne l’avais jamais vu réellement auparavant. Je me mis à l’ouvrir et à lire quelques pages. Je me stoppai soudainement quand je me rendis compte qu’à chaque page, chaque ligne, chaque mot que je lisais, je visualisais tous ce qui était écrit, comme si je vivais la scène. Je m’empressai de poursuivre ma lecture. Quand j’arrivai à la dernière page, je remarquai un petit morceau de papier où il était inscrit une adresse. Je ne savais à quoi elle correspondait. Le lendemain, je décidais de prendre l’avion pour l’Inde et de me rendre au 401, rue de la Découverte comme indiqué sur le papier. Je déduisais que le dernier chiffre était un, car l’on ne pouvait distinguer qu’un trait vertical. Quand j’arrivai à cette adresse, je vis seulement le numéro de maison mais la maison par elle-même avait dut être rasée. Désespérée par ce long voyage inutile, j’avançai dans la rue. Un chat probablement perdu attira mon intention. Il marcha pendant quelques mètres. Ne le quittant des yeux depuis que je l’avais croisé, je remarquai qu’il s’arrêta brusquement. Celui-ci sauta sur un muret, je levai les yeux en même temps que ses mouvements et je ne vis que le numéro de maison qui était le 407.Le chat grimpa encore comme mon regard et c’est à ce moment là qu’un miracle arriva, j’avais sous mes yeux la bibliothèque dont je rêvais tant. J’entrai dans celle-ci, tout était exactement comme je l’avais imaginé. C’était réellement la bibliothèque de mes rêves.

Clara D.

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