texte de Louise G

La bibliothèque de mes rêves.

Dans cette ville, tout était de gris, vieilli par le temps et la pollution, tout était bruyant. Mais dans un coin de la ville, entre deux énormes immeubles, toute de briques rouges et de charme, il y avait la bibliothèque. La lourde porte en bois foncé nous invitait à la pousser, une fois ouverte c’était tout un monde qui s’offrait à nous. Dans cette petite pièce qu’était la bibliothèque, les vieilles étagères pliaient sous le poids des livres. Dans le coin le plus sombre de la pièce, des livres étaient mal rangés, entassés et recouverts d’une couche épaisse de poussière .Seules les araignées s’y intéressaient et décoraient chaque étagère de leur toile de dentelles. Sur la droite, les grandes œuvres classiques avec leur couverture de cuir et leur papier très fin. Juste à côté, la science fiction avec ses livres étoilés et colorés. Sur la gauche, les petits livres d’enfants aux pages épaisses, rangés dans de petits chariots qui n’attendaient que les petits lecteurs pour être poussés. Et au milieu les œuvres latines et grecques, juste à côté de la grande statue d’Athéna. L’air embaumé l’odeur typique du livre. Dans le fond de la petite pièce, de vieux fauteuils en cuir, confortables, nous invitaient à la lecture. Le silence était tel que l’on entendait chaque léger courant d’air passant entre les pages des livres. Il n’y avait que peu de personnes qui venaient dans ce havre de paix. Le commun des mortels aurait trouvé cet endroit trop sombre, trop silencieux, ennuyeux. Mais, quand on avait le courage de découvrir vraiment cette bibliothèque, de se plonger dans un livre, la magie ressortait. Les volumes qui racontaient des histoires fabuleuses, une fois finis nous faisaient imaginer, dans le décor si particulier de la bibliothèque, des histoires plus folles les unes que les autres. En pareil lieu, le temps paraissait s’arrêter. En effet je savais quand j’entrais mais jamais quand j’allais en sortir. Ce lieu était magique quand on faisait l’effort d’apprendre à le connaître.

Louise G.

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