texte de Maxence H

La bibliothèque de mes rêves

Je viens de déménager à ScienceCity. Bon d’accord je ne viens pas de très loin et je connaissais déjà cette ville. J’habite donc ScienceCity dans un petit quartier nommé Biblio-tek, c’est assez anormal comme nom pour un quartier mais passons. Ma maison se situe juste en face d’un bâtiment minuscule, je n’y comprends rien car hier, un voisin m’a dit que ce bâtiment, qui ressemblait plus à une cabane qu’à autre chose, était en faite la plus grande bibliothèque du monde, d’où le nom de ce quartier. Imaginez mon expression en apprenant ceci. Le soir avant de m’endormir je me promis une chose : il faut absolument que j’aille visiter ce bâtiment.

Voici venu le grand jour, la bibliothèque ouvre enfin ses portes, elle était apparemment en travaux avant. Je m’avance donc vers cette cabane et essaie d’ouvrir la porte, elle ne s’ouvre pas. Je rentre alors chez moi l’air pensif, je trouve une idée pour entrer dans ce lieu : je vais regarder toute la journée par la fenêtre pour voir si quelqu’un arrive à y pénétrer. Mais après avoir passez six heures devant ma fenêtre, rien ne se passe ; personne n’entre, personne ne sort. Cela me semble étrange pour la plus grande bibliothèque de monde, non ?

Ce matin, je décide de passer la mairie pour me renseigner sur cet endroit. Je me présente à l’accueil, et demande des indications sur ma cabane, comme j’aime l’appelé. La personne censée me répondre m’a simplement dit : « Monsieur, je ne puis vous répondre. », tout énervé je lui dis que je suis citoyen de cette ville et que j’ai le droit a des explications. J’entendis à nouveau cette phrase horripilante : « Monsieur, je ne puis vous répondre.» comme si ça ne suffisait pas on me répliqua : «  Vous me faites perdre mon temps, sortez je vous prie ». Les gens n’ont pas tort quand ils disent que les citadins sont mal polis. Quoi qu’il en soit je suis décidé à y rentrer, dans cette bibliothèque.

Ce soir je me suis « armé » pour entrer dans cette cabane qui me nargue. J’ai un sac de survie (on ne sait pas où on peut arriver) et bien sur une part de pizza, comment peut-on vivre sans pizza. Rien que d’en parler j’en ai l’eau à la bouche. Je suis prêt à présent. Je m’approche donc de ma destination et essaie de forcer la porte, des passants me regardent alors comme si j’étais fou. Je force encore et toujours sur cette porte en bois ornée d’un magnifique livre de couleur or, mais rien ne se passe, on aurait put penser que le bois était rongé par les insectes et donc facile a détruire mais il était encore plus dure que la roche elle-même. Au bout de vingt minutes je me résigne et rentre alors chez moi. Je n’ai pas dit mon dernier mot cette fichue bibliothèque je la visiterai, quoi qu’il m’en coûtera.

Hier soir en visitant mon nouveau grenier je suis tombé sur une armoire très étrange. En regardant dedans je trouve une boîte, fabriquée d’une matière qui m’est inconnue-on aurait dit de l’acier-, ainsi qu’un costume rouge et noir. Je l’essaie. Il me va a merveille, il y a, dans la poche de la veste, une casquette rouge ainsi qu’une clé, une magnifique clé même, elle sertie d’un énorme rubis. J’ouvre ensuite la boîte et découvre un livre. J’enlève la poussière se trouvant dessus et parviens a déchiffré les inscriptions suivantes : Manuel Du Parfait Garde De La Culture. Je l’ouvre et commence à lire.

Manuel Du Parfait Garde De La Culture,

Bonjour futur garde, tu ne le sais pas encore mais ce livre t’indiquera tout ce que tu dois savoir. Bonne chance. Le Maître De La culture.

Je tourne en vain les pages de ce manuel, tout en me demandant pourquoi celles-ci sont vierges.

Un mois plus tard je tente encore d’ouvrir cette bibliothèque, mais cette fois je pense pour l’ouvrir sans problèmes. J’ai fait un rêve cette nuit : j’étais devant cette horrible porte en bois, j’y passais la clé et rentrais. Est-ce un rêve prémonitoire ? Qui sait ? Je vais m’en assurer tout de suite. Je passe cette énorme clé dans la serrure. Le rubis se mit à briller de mille feux. Comme un si la pierre était en faites un brasier. Je me couvris le visage pour ne pas finir aveugle et quand je pus à nouveau regarder je vis un long couloir noir se dérouler devant moi. Malgré le prime abord qui était sinistre, on découvrait ensuite qu’il était façonné dans la même matière que ma boite de métal. Je décide d’aller la chercher et de prendre mon costume rouge et noir ainsi que le manuel. Quelque temps après, je pénètre enfin dans le couloir, la porte se ferme, je suis plongé dans les ténèbres. Je pense que vu l’odeur de rat mort qui s’en dégage, cette grotte n’a pas dût être ouvert depuis un long moment. Ma clé brille encore, je la sors de ma poche et pars explorer ce tunnel, contraint et forcé.

Sur les murs de ce couloir sont représentes des symboles étranges. Je vois ensuite un symbole beaucoup plus imposants que les autres, il est gravé sur un mur, tout au bout du tunnel. C’est un livre, il y a une serrure an plein milieu, je passe ma clé et s’affiche ensuite un message : Nous t’attendions, Garde de la culture. La porte grince et je rentre dans une énorme salle. Le plafond est en forme de dôme avec une magnifique clé de voute représentant un livre en or. J’aperçois un vieil homme accoudé à une table. Je m’approche de lui pour l’aider, mais lui me saute dessus je me débats et il crie : « Garde je savais que tu viendrais, tu es un peu en retard mais tu es là.»

Après de longues heures passées en sa compagnie, j’ai appris des choses extraordinaires : le vieil homme s’appelle Sir Thomas. Il est habillé avec un costume rouge et noir semblable au mien. Je n’ai pas eu de renseignement sur cette bibliothèque car seule les personnes de la mairie et les habitants de la rue en connaissent le secret, se sont les gardiens de la porte. Et Sir Thomas m’a révélé quelque chose. Je suis le prochain garde de la culture, je devrais protéger cette endroit pendant mille ans, lui dit que cette une chance, moi j’ai l’impression que ce vieux bouc me jette une malédiction. Vous imaginez mille ans avec pour seul compagnons des livres ? Quoi qu’il en soit c’est a lui qu’appartenait la clé, il l’avait caché au grenier ainsi qu’un costume pour que le prochain garde se dirige vers lui. Cela faisait mille ans qu’il attendait sa retraite.

Il me fit visiter la bibliothèque et m’en expliqua sa fonction. Elle sert de centre d’archive à toutes les technologies du monde ainsi que toutes les découvertes. Saviez-vous qu’avant nous, les hommes, avant même les dinosaures, il y avait un monde ? Il y avait L’ancien Monde De La Culture, encore plus évolué que le nôtre. Cette bibliothèque date donc de plusieurs millions de milliards d’années, j’ai l’impression que son gardien aussi. Les livres expliquant toute cette culture sont rangés dans des étagères montantes

jusqu’au plafond et se rejoignant autour du livre d’or qui trône au centre du dôme. Ce livre signifie que l’or et les richesses ne servent à rien, que seule la culture permet de vivre, moi je préfère une bonne playstation trois et une part de pizza que une bibliothèque remplie de livre juste bon pour la cheminée.

Plusieurs années plus tard, c’est enfin le grand jour, Sir Thomas peut enfin prendre sa retraite et rejoindre l’endroit où toutes les cultures se rassemblent. Je suis près. Je vais passer mille ans à me nourrir de la culture pour survivre et perpétué la tradition du Garde De La Culture. Et je me suis renseigné, dans cette bibliothèque impossible de faire la moindre part de pizza ou de commander un coca.

Maxence H.

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