texte d’Hélia

 

Un cavalier, qui avait un niveau assez élevé, aimait bien les concours. Un jour, au printemps, il se déplaça jusqu’à Perpignan pour un concours. Seulement, il chuta quatre fois et n’osa plus remonter en selle… Il alla voir l’âne pour se faire conseiller.

«  Âne ! s’écria-t-il fiévreusement sans même savoir ce qu’il allait dire. J’en ais marre ! Mon cheval n’est qu’un abruti ! Un bon à rien ! Il ne sait que faire tomber les barres de chaque obstacle ! Il ne me sert à rien !

- Pourquoi tu ne le vends pas ? rétorqua l’âne.

- Oui, mais… quand j’y repense, je ne peux pas le faire ! Je tiens à ce cheval comme à la prunelle de mes yeux ! »

L’âne hocha son unique oreille pour faire un signe du genre « vas-y, parle, je t’écoute ! », alors qu’en fait, c’était plutôt : « vas-y, parle dans le vent, je te dirais ce que j’en pense ! »

Le cavalier poursuivit : « Je te remercie de m’écouter si attentivement… Ton aide m’a été précieuse ! »

Et l’âne s’en alla… Il n’était pas si bête que ça…

Hélia

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